L’hospitalité dépoussiérée !

Pour tout vous dire, l’idée de ces lignes m’est venue il y a quelques jours en surfant sur les réseaux sociaux.

Alors que je parcourais rapidement les derniers posts de mon fil d’actualités Facebook, je tombe sur une publication du co-fondateur et Directeur Général du groupe EVOK HOTELS, Emmanuel Sauvage pour ne pas le citer. Il y met en avant un article sur le dernier-né de la collection, l’hôtel Brach situé dans le 16ème arrondissement.

Cela tombe bien car je viens d’y aller pour un rendez-vous autour d’un sympathique Tea Time qui m’a permis de découvrir cet hôtel que je n’avais hélas pas encore pris le temps de visiter.  Je dois dire que j’apprécie particulièrement l’esprit profondément contemporain du lieu ainsi que le sens du service qui se décline ici avec talent, comme dans toutes les autres maisons de cette collection d’ailleurs.

En premier commentaire de ce post, donc, une phrase laconique d’un internaute « Tout est top, sauf le service pas digne d’un cinq étoiles »

Fondamentalement, je comprends ce qu’il sous-entend. En France, nous sommes en effet habitués à cette belle tradition du service à la française généralement de rigueur dans les hôtels de luxe (principalement les palaces d’ailleurs).

Je soutiens grandement cette vision du service qui est l’un des fondamentaux de notre secteur de l’hôtellerie et de la gastronomie et je pense que nous devons à tout prix la conserver et la transmettre afin d’assurer la pérennité, la qualité et la spécificité de notre hospitalité.

Seulement les temps changent, la société évolue, surgissent de nouvelles attentes des clients auxquelles doivent s’adapter les hôteliers. La notion de relation clients a évolué, revenant à certains fondamentaux qui remettent l’homme et l’esprit de service au cœur de tous les débats avec l’idée de « coller » au plus près aux demandes de cette nouvelle génération de clients. Ces derniers sont toujours aussi exigeants mais, face à la dépersonnalisation liée aux nouvelles technologies, ils recherchent aussi davantage d’humanité. Les hôteliers ont donc dû repenser les attitudes de leurs équipes, redynamiser la relation, se rapprocher de leurs clients. Et quand tout cela est bien dosé, l’expérience est d’autant plus agréable.

En résumé, il faut savoir vivre avec son temps, savoir prendre le virage de la relation clients, c’est le préambule nécessaire à la survie de notre industrie touristique. Et cela vaut bien sûr aussi pour les cinq étoiles.

A l’hôtel Brach, nous ne sommes pas dans un palace mais dans une maison contemporaine de luxe qui a tout compris à l’hospitalité mais avec une vision profondément moderne et ancrée dans son époque. Le service s’y appréhende de manière plus friendly, plus décontractée, sans toutefois perdre de son essence et de son professionnalisme et c’est ce qui compte.

Il y a ici beaucoup d’empathie, de l’écoute, juste ce qu’il faut de bonne humeur, une belle énergie et surtout la capacité de s’adapter en toute décontraction aux demandes des clients.

Il n’y a ici effectivement pas de service ampoulé ou insistant, ni de regards hautains.

Il y a ici quelque chose qui se rapproche davantage de la vraie vie, mais à travers une expérience d’accueil différente, sans toutefois  se soustraire  aux exigences de qualité du service.

Il y a ici une atmosphère toute particulière, propre au lieu, à sa personnalité.

Il y a les palaces avec leurs manières plus protocolaires, leurs gestes plus apprêtés, leurs règles et références ancestrales et je les aime ainsi car ils sont et demeureront les garants d’une belle tradition française.

Mais il y aussi, et heureusement, des belles maisons 4 ou 5 étoiles qui commencent à se faire une place de choix dans le paysage de l’hospitalité à la française en offrant aux nouvelles générations une véritable une expérience autour d’une déclinaison du luxe plus réaliste peut-être, et en tout cas des plus agréables.

C’est aussi cela qui fait la diversité de notre hôtellerie et c’est tant mieux !!

Je vous laisse découvrir à votre guise nos nouveaux articles et reportages. Un peu d’hôtellerie avec les Hôteliers Impertinents et leur nouvelle adresse, le Monte Cristo, qui s’installe sur la rive gauche, la découverte de l’élégant hôtel Duo aux portes du Marais.

Mais également un magnifique voyage dans l’univers de Georges Blanc qui nous a ouvert les portes de son domaine et de sa cuisine à Vonnas.

Faites aussi, à nos côtés, une plongée au cœur de l’histoire d’un hôtel mythique, le Grand Hôtel de Cabourg raconté par sa Directrice Générale, Corinne Dupont.

Et notre chouchou du mois, Frédéric Lalos, le boulanger des grands Chefs qui nous livre sa philosophie et tous les secrets de son atelier.

Toute l’équipe vous souhaite une merveilleuse nouvelle année remplie de petits bonheurs quotidiens et de jolis projets.

Belle lecture et partagez si vous aimez !

 

Catherine Seiler, Rédactrice en Chef